Premier pas dans le potager
S’aventurer dans la réalisation d’un potager paraît au premier abord insurmontable. On se sent envahit par des dizaines de questions et l’angoisse de ne pas réussir. Effectivement, produire ses propres aliments implique forcément quelques efforts et un investissement certain. Mais rien n’est infranchissable. Avec un peu de rigueur et de bons conseils, un jardin se transforme très rapidement en garde manger idyllique.
La décision est prise. Cette année le jardin se transforme en paradis pour légumes. Carottes, courgettes, tomates, fraises, choux, poireaux, haricots vont s’épanouir sous l’œil bienveillant du jardinier.
Tout d’abord, il faut réfléchir à l’emplacement du potager. Il est recommandé de choisir une position ensoleillée. Pour s’épanouir les plantes ont besoin de soleil. Cependant, l’ombre n’est pas, non plus, une mauvaise chose, surtout en période de fortes chaleurs. L’idéal est de trouver le juste milieu et de surtout privilégier une ombre naturelle, c’est-à-dire l’ombre d’un arbre ou d’un buisson qui laissera passer la lumière. L’ombre d’un mur est néfaste pour la productivité des plantes. Elles pousseront, certes, mais ne donnerons pas beaucoup de légumes. Après, chaque plante est différente et ne demande pas les mêmes conditions. Il est important de s’informer sur les préférences de chacune d’entre elles.
L'importance de se renseigner
Pour éviter les déceptions après trois mois d’arrosage et d’attention, il est recommandé, dans un premier temps de se renseigner sur la qualité de la terre du jardin avant de planter quoi que ce soit. Cette dernière doit être riche en nutriments et avoir un ph neutre, soit de 6.8. De nombreuses plantes aiment une terre avec un ph compris entre 6.0 et 7.5. Pour savoir de quelle terre est composée le jardin, il suffit de la regarder. Tout simplement. Si le sol est argileux et lourd, la terre sera collante et compacte. Quand le sol est calcaire, la terre est légère et remplie de cailloux. Une fois la consistance de la terre identifier, il suffit d’ajouter l’élément qui manque pour l’améliorer.
Semer les graines
La terre à été préparée, il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses. Planter des légumes. Là aussi, une petite recherche préalable est de mise. Certains légumes s’harmonisent et luttent ensemble contre les nuisibles, alors que d’autres ne s’entendent pas vraiment. Par exemple, les tomates seront copines avec les carottes, les choux, les épinards, les oignons, le persil, les poireaux, la salade et le basilic. En revanche, les betteraves, les choux rouge, le fenouil ou les pois ne sont pas appréciés des tomates.
Une fois le plan de culture effectué, deux solutions existent : partir de la graine ou se procurer de jeunes plantes en jardinerie. En visant le zéro déchet, la deuxième solution paraît contradictoire. En effet, acheter ses jeunes plants impliquent d’avoir des pots en plastique. Dans ce cas, le potager sera réalisé de A à Z. Chaque plante à sa saison pour être semée, certaines s’épanouiront mieux sous serre ou à défaut, à la maison. Alors que d’autres grandissent très bien directement dans le jardin. Il faudra néanmoins protéger les semis la nuit, car les jeunes plantes sont un mets de luxe pour limaces et autres escargots.
Prévenir des maladies et éloigner les nuisibles
L’arrivée du printemps est synonyme de bonheur. Le bonheur de voir sortir de jeunes plantes qui deviendront d’ici quelques mois de forts et magnifiques légumes. Cette nouvelle saison amène aussi avec elle les limaces. Pour voir grandir le jardin, les limaces ou autres escargots doivent être éloignés. Et là, chacun sa technique. Certains préféreront protéger les pieds avec des coquilles d’œufs, d’autres avec de la cendre et certains combineront les deux pour plus de sécurité. Le plan vigipirate de la limace.
En surveillant l’état des plantes tous les matins, il est possible d’intervenir s’il y a eu carnage ou si d’autres nuisibles sont apparus. La bouillie bordelaise est également conseillée pour les pieds de tomates afin d’éviter les maladies. Chaque plante attire des nuisibles ou est sujette aux maladies. Il faut être attentif et réactif quand quelque chose de suspect apparaît sur la plante.
Récolter et préparer la terre pour la saison suivante
Et voila ! Les tomates sont rouge vif, les haricots bien formés et les carottes commencent à sortir le bout de leur nez. La récolte se fait progressivement, selon les dates de semis mais également le temps qu’il a fait. Par exemple, les haricots pourront donner deux ou trois récoltes dans la saisons, tout comme les fraises. Une fois que toute la récolte à été faite, il faut aérer la terre et la nourrir pour la saison suivante.
Sources : rustica.fr, terrevivante.org