Origines d'un mouvement réactionnaire

La pensée minimaliste voit le jour dans le domaine de l’art. Ce courant apparaît au début des années 1960 aux États-Unis et rassemble des artistes tels que Donald Judd, Frank Stella ou Sol Lewitt. Ce mouvement nait de la volonté de simplifier au maximum une œuvre. Le mouvement minimaliste fait alors opposition, réaction au courant expressionnisme et au pop art, qui par définition, sont remplis de détails, de désordre et de couleurs. Le minimalisme y met un stop. L’architecte Allemand Ludwig Mies Van Der Roh, issu de la célèbre école Bauhaus, engendrera la célèbre maxime « Less is More« , littéralement « Moins, c’est plus ». De nos jours, on le retrouve dans tous les domaines, en musique, en cuisine, en haute couture, etc. Quelque soit le domaine auquel on l’applique, le minimalisme veut simplifier, réduire le superflu au maximum, aller à l’essentiel.

Le minimalisme comme mode de vie

Après la minute culture générale, revenons à nos moutons et la pensée minimaliste du point de vue philosophique. Le mode de vie minimaliste est une réaction à la surconsommation, l’état désastreux de notre planète et à la surinformation. L’homme moderne est noyé dans un flot d’informations incessant et d’objets souvent peu utiles. Adopter un mode de vie minimaliste, c’est prendre le temps de se poser les bonnes questions, de prendre du recul sur ses besoins et sur ce qui nous entoure.
La base du mouvement est un besoin de réduction. Réduire cette consommation irresponsable en terme de biens matériels, de relations personnelles, d’activités ou encore de loisirs. Faire le ménage dans sa vie et se débarrasser du superficiel. Alors au fond, ne serrait-ce pas un retour à l’essentiel et à la question ancestrale de la recherche du bonheur ?

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Et si la philosophie minimaliste était plus ancienne ?

Ce sont les anciens Grecs qui sont à l’origine des premières réflexions sur le minimalisme. En effet, Épicure, philosophe Grec, fonde l’épicurisme en 306 avant Jésus-Christ. Cette pensée philosophique a pour objectif l’atteinte du bonheur. Cette recherche passe par la sagesse et la satisfaction des désirs naturels et nécessaires. La recherche du bonheur est liée à la tranquillité de l’âme. Il faut alors apprendre à se satisfaire de ce que l’on possède et de l’amour que nous procure notre communauté. Cette doctrine est fondée sur quatre principes : ne pas craindre les dieux et la mort, possibilité d’atteindre le bonheur et de supprimer la douleur. Il s’agit d’encourager les plaisirs sans tomber dans leurs excès. Autrement dit, varier les plaisir avec prudence.
Parallèlement, un autre mouvement philosophique apparait, le stoïcisme. Fondé par Zénon de Kition au début du IIIe siècle av. J.-C. C’est une philosophie de l’étique personnelle. La voie du bonheur passe par l’acceptation du moment présent et du fait que certaines choses ne peuvent pas être contrôler. Qu’il faut éviter d’être contrôler par le désir du plaisir ni par la peur de la douleur. C’est une philosophie basée sur la raison et l’harmonie avec son environnement et la nature.

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Le minimalisme moderne

Aujourd’hui, le minimalisme à puisé dans ces deux philosophies ses bases. Les plaisirs simples reprennent une place importante de la vie. Elle prône un retour à la simplicité et aux rapports humains de qualité. D’accepter la partie incontrôlable de la vie et d’en faire une force.
Elle cherche aussi à repenser la consommation. Tel ou tel objet est-il indispensable au bonheur ? Reprendre le contrôle (ou pas;)) de sa vie et moins se faire influencer par la publicité. Tâche ardue puisque la publicité est omniprésente… Avoir moins pour vivre mieux. Partir à la recherche du bonheur. En désencombrant son quotidien, on s’aperçoit de ce qui est vitale, de ce qui est nécessaire pour être heureux. Le minimalisme veut un retour aux valeurs simples mais qui n’en sont pas moins profondes.

Et le zéro déchet dans tous ça ?

Mode de vie zéro déchet et mode de vie minimaliste se rejoignent. Chercher à réduire sa consommation, redonner une nouvelle vie à des objets sont des principes assez similaires. Ces modes de vies, ces philosophies sont complémentaires et s’inscrivent dans les mêmes optiques. Penser sa consommation et placer le bonheur au centre de la vie. Le côté écologique est plus présent dans la vie zéro déchet puisqu’elle se questionne sur l’impact de notre consommation. Le mode de vie minimaliste réduit la consommation et par extension les déchets produits. Si je n’achète plus tout et n’importe quoi, je produis fatalement moins de déchets. C.Q.F.D.

Sources : leminimaliste.com, wikipedia

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